L'UMP veut plus de justice sociale - Campagne 2012
Plus de justice sociale, réaffirmer l’équilibre des droits et des devoirs, un des créneaux de l'UMP pour la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy. Voici en détail, leur programme.
La France a le modèle social le plus généreux des pays de l’OCDE : chaque année, 30 % de la richesse produite est consacrée à la protection sociale.
Grâce à cette solidarité, les inégalités sont moins fortes que dans la plupart des autres pays européens et les Français ont moins souffert de la crise.
Nous sommes totalement attachés à la défense de notre modèle de solidarité.
Face au poids de la dette qui nous oblige à réduire les dépenses publiques, en sortie de crise, il faut réformer notre modèle si nous voulons le transmettre à nos enfants.
Nous souhaitons que la protection sociale soit fondée sur les droits et les devoirs de chacun, et que l’on passe d’une logique d’assistance à une logique de responsabilité. Nous souhaitons améliorer notre modèle social pour qu’il lutte plus efficacement contre la première inégalité sociale : le chômage.
L’effort national en faveur du logement est également un enjeu majeur pour la justice sociale, le pouvoir d’achat et la qualité de vie des Français. Nous voulons construire plus, particulièrement pour les classes moyennes et redynamiser le parcours résidentiel pour permettre aux Français de se loger à des prix raisonnables.
Pour « humaniser » notre modèle social, il faut aussi sortir de la logique de guichet pour entrer dans une démarche de suivi et d’accompagnement des personnes, en tenant compte de la réalité des situations de chacun.
Dans le domaine de la santé, la loi HPST (Hôpital, patients, santé et territoires) de 2009 a recentré le système de soins autour du patient et a mis en place les outils nécessaires pour améliorer l’accès aux soins. Il nous faut maintenant mettre en place cette logique de suivi et d’accompagnement des personnes dans d’autres domaines, notamment le logement et l’accès à l’emploi.
Enfin, nous engagerons une lutte déterminée contre la fraude et nous ne tolérerons pas que certains se placent dans la position du « passager clandestin ». Nous ferons une transparence totale sur le versement des aides et leur contrôle.
Lorsque l’UMP met en cause l’assistanat, elle ne vise pas les bénéficiaires de la solidarité nationale. Elle vise une préférence française pour l’indemnisation passive plutôt que pour une aide active à l’insertion.
Cette préférence n’est pas d’abord le résultat d’un choix individuel des titulaires de minima sociaux qu’il faudrait montrer du doigt – les abus existent mais ils ne sont pas une généralité; elle est la conséquence d’un choix collectif, dont la gauche est largement responsable : il est plus facile de verser une allocation sans contrepartie ni accompagnement en « achetant » ainsi le silence des personnes concernées – c’était le cas du revenu minimum d’insertion (RMI) – plutôt que de créer un environnement porteur incitant fortement les allocataires à reprendre une activité.
Nous voulons créer cet environnement, qui repose sur les droits et les devoirs, avec une ambition plus grande que le versement aveugle d’une allocation par virement bancaire. Il en va de l’équilibre de notre modèle. Il en va aussi et surtout de la dignité des plus vulnérables que l’on ne doit pas laisser s’enfermer dans l’assistanat. Reconnaître qu’une personne a des droits et des devoirs, c’est la considérer et c’est reconnaître ses capacités. Pour aider une personne en difficulté, une allocation ne remplacera jamais l’accompagnement humain, les solidarités familiales et de proximité, l’engagement généreux de bénévoles et de professionnels, au plus près des réalités. Ne laissons pas une logique administrative étouffer les solidarités humaines et déresponsabiliser le corps social.
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