Estimant que le chef de l’Etat s’était exprimé de manière opportune, le Premier ministre a lui aussi reconnu un manque dans le suivi judiciaire de Tony Meilhon.

«A sa sortie de prison, il devait être suivi par un service de probation. Il ne l’a pas été, c’est un dysfonctionnement», a expliqué François Fillon après une réunion avec les ministres de l’Intérieur et de la Justice.

Si les enquêtes administratives en cours concluent à des fautes, «elles seront sanctionnées, c’est légitime», a déclaré le Premier ministre, qui promet également des mesures pour corriger un éventuel «dysfonctionnement collectif».

En attendant, il demande aux magistrats de reprendre le travail.

Hier, ils s’étaient réunis partout en France pour décider d’une suspension des audiences jusqu’à jeudi.

Ce jour-là, une journée nationale de protestation est prévue à Nantes (Loire-Atlantique) pour exprimer un mécontentement d’ampleur inédite.

«Pour que la chose soit visible, ce ras-le-bol nécessite d’arrêter tout», indique Valérie Valton, de l’Union syndicale des magistrats (USM).

Le manque de moyens est toujours la principale cible. Face à ces demandes, François Fillon a exhorté Michel Mercier et Brice Hortefeux «d’améliorer l’organisation et les méthodes de travail».




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