Né à Paris, Jean-Paul Sartre est issu d’un milieu bourgeois et intellectuel. Après de brillantes études, il est reçu à l’École Normale Supérieure en 1924 et prépare son agrégation de philosophie. C’est à cette époque qu’il rencontre l’écrivain Simone de Beauvoir, qui devient sa compagne et collaboratrice. Jean-Paul Sartre publie son premier roman, la Nausée, en 1938, puis un recueil de nouvelles, le Mur (1939), qui le rendent célèbre.

Mobilisé en 1939, Jean-Paul Sartre est d’abord fait prisonnier par les Allemands, et entre dans la Résistance. Après un essai philosophique majeur, intitulé l’Être et le Néant (1943), il écrit deux pièces, les Mouches (1943) et Huis clos (1944), qui lui permettent de mettre en scène ses idées, notamment sur la liberté individuelle, et de les faire comprendre au grand public.

À la Libération, Jean-Paul Sartre est un intellectuel engagé. Il prend peu à peu ses distances avec les idées du Parti communiste auxquelles il adhérait pendant la guerre, et se prononce en faveur de l’indépendance de l’Algérie. En 1964, il se voit décerner le prix Nobel de littérature pour son récit autobiographique les Mots. Mais il le refuse, estimant qu’« aucun homme ne mérite d’être consacré de son vivant ».

La pensée de Jean-Paul Sartre met l’accent sur l’existence de l’homme. L’homme n’est pas définissable par essence, c’est-à-dire qu’à la naissance, il n’est encore rien. C’est en avançant dans la vie, en existant, qu’il pourra comprendre qui il est et construire son identité. C’est ce que Sartre résume dans la célèbre formule : « L’existence précède l’essence ».



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