Le temps de perdre une manche (6-2), et de comprendre que sa blessure au muscle fessier contractée vendredi, lors de sa victoire au tour précédent contre Thiemo De Bakker, n’avait pas eu le temps de se résorber.

Le Manceau a fait illusion jusqu’à deux jeux partout, avant de laisser filer les points, impuissant, et de se résoudre à aller voir l’arbitre à la fin du premier set pour lui signifier qu’il ne pouvait plus continuer.

«Je peux à peine poser le pied par terre. C’est une blessure qui me gêne surtout côté coup droit», a expliqué, dépité, le n° 1 français.

La déception est immense pour le Manceau, arrivé à Paris avec de grandes ambitions cette année.

Tsonga voulait prouver, après un début de saison plutôt réussi (demi-finale à l’Open d’Australie), qu’il pouvait également être performant sur terre battue.

Le Français, 10e mondial, espère désormais que cette blessure ne l’empêchera pas de se présenter à Wimbledon, dans trois semaines, en pleine possession de ses moyens.

Mais avant de penser à la saison sur herbe, le tennis français va devoir tirer les leçons de cette édition 2010 de Roland-Garros, qui restera comme l’une des plus mauvaises depuis le début de l’ère Open, en 1968.

Il faut en effet remonter à 1977 pour trouver trace d’une année sans représentant tricolore en deuxième semaine.




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