Roland Garros : Jo-Wilfried Tsonga à terre
Les derniers espoirs du clan français à Roland-Garros ont été vite douchés. Jo-Wilfried Tsonga, ultime rescapé tricolore Porte d’Auteuil, n’a pu rester que 31 minutes sur le court central avant d’abandonner, hier, en 8e de finale, face au Russe Mikhaïl Youzhny.

Le temps de perdre une manche (6-2), et de comprendre que sa blessure au muscle fessier contractée vendredi, lors de sa victoire au tour précédent contre Thiemo De Bakker, n’avait pas eu le temps de se résorber.
Le Manceau a fait illusion jusqu’à deux jeux partout, avant de laisser filer les points, impuissant, et de se résoudre à aller voir l’arbitre à la fin du premier set pour lui signifier qu’il ne pouvait plus continuer.
«Je peux à peine poser le pied par terre. C’est une blessure qui me gêne surtout côté coup droit», a expliqué, dépité, le n° 1 français.
La déception est immense pour le Manceau, arrivé à Paris avec de grandes ambitions cette année.
Tsonga voulait prouver, après un début de saison plutôt réussi (demi-finale à l’Open d’Australie), qu’il pouvait également être performant sur terre battue.
Le Français, 10e mondial, espère désormais que cette blessure ne l’empêchera pas de se présenter à Wimbledon, dans trois semaines, en pleine possession de ses moyens.
Mais avant de penser à la saison sur herbe, le tennis français va devoir tirer les leçons de cette édition 2010 de Roland-Garros, qui restera comme l’une des plus mauvaises depuis le début de l’ère Open, en 1968.
Il faut en effet remonter à 1977 pour trouver trace d’une année sans représentant tricolore en deuxième semaine.
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