La nappe de pétrole qui se rapprochait des côtes américaines commençait à atteindre hier la Louisiane.

Les premières plaques s’étaient échouées dès jeudi dans les marais proches de l’embouchure du Mississippi.

Un premier oiseau mazouté, un fou de Bassan, a même été recueilli.

Alors que les autorités tentent de trouver des solutions pour tenter d’en limiter l’impact, la catastrophe s’annonce comme l’une des plus graves de l’histoire des Etats-Unis.

Une brèche à refermer

Plus de dix jours après l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon, propriété de British Petroleum (BP), les techniciens travaillent toujours d’arrache-pied à la construction d’un couvercle de 70 tonnes pour colmater la brèche.

Ils réfléchissent également au forage de puits de secours pour réduire la pression dans le conduit principal.

Mais ces opérations devraient prendre d’un à trois mois et relancent la question de la responsabilité de BP.

«En Norvège et au Brésil, les systèmes pour boucher les valves à distance sont obligatoires. Mais ici, BP n’avait pas intégré ce système par souci de rentabilité », d’après François Chartier, responsable de la campagne Océans à Greenpeace France.

En une semaine, la surface de la nappe de pétrole est passée de 2600 km2 lundi à 10000 km2 ce week-end.

La situation pourrait s’aggraver, dépassant les prévisions les plus alarmistes : les gardes-côtes estiment que ce sont des millions de litres de brut qui pourraient se déverser, au lieu des 800000 litres actuels.

En comparaison, le naufrage de l’Exxon Valdez au large de l’Alaska en 1989 (un des plus graves de l’histoire) avait libéré 40 millions de litres de pétrole.




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