Dès ce matin 8h, «des corridors aériens seront ouverts entre Paris et les aéroports du sud, notamment Bordeaux-Paris, Toulouse-Paris, Marseille-Paris, Nice-Paris», précisait un communiqué.

Objectif: permettre le réacheminement du «plus grand nombre possible de passagers en provenance de l’étranger».

De son côté, Air France a annoncé dans la soirée que ses vols long-courriers au départ de Roissy et d’Orly reprendraient une exploitation normale aujourd’hui, ainsi qu’une grande partie de ses vols intérieurs.

Des corridors sous surveillance

Tout danger n’est cependant pas écarté. D’après les termes employés par Matignon, la France reste dans la «zone de précaution », dans laquelle le trafic aérien reste sévèrement contrôlé. Ainsi, des vols- tests seront «régulièrement» effectués dans les corridors à l’aide d’avions dont les moteurs seront démontés puis analysés.

«La reprise sera donc douce et progressive. Ce n’est pas un retour à la normale», a bien précisé Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, qui dirige la cellule de crise.

D’autant que le gouvernement appelle les compagnies à privilégier les rapatriements à la reprise du trafic régulier, en particulier concernant les personnes médicalisées.

Raison de plus pour ne pas se ruer sur les aéroports qui resteront perturbés. « Il ne faut pas qu’il y ait un rush sur les aéroports », a confirmé Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports.

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