Celles-ci se basent sur leur manque à gagner.

L’Association internationale du trafic aérien (Iata) l’a évalué à 150 millions d’euros par jour dans le monde.

Air France avance une perte quotidienne de 35 millions d’euros.

Devant l’ampleur des chiffres, le directeur de l’Iata, Giovanni Bisignani, a stigmatisé hier l’application du principe de précaution.

«Les Européens utilisent un système basé sur un modèle théorique, au lieu de prendre une décision sur des faits et une étude du risque», a-t-il regretté.

Dès dimanche, les compagnies ont demandé la réouverture de couloirs aériens après des vols-tests concluants.

Mais hier, un avion de l’Otan qui survolait l’Europe a été affecté par le nuage de cendres.

«L’espace aérien est fermé pour de bonnes raisons», en a déduit un responsable américain.

Aides européennes exceptionnelles ?

Voilà qui confortera les dirigeants européens dans leur volonté d’éviter tout risque.

«En matière de sécurité aérienne, on ne prend jamais assez de précautions, a déclaré hier sur France Inter le secrétaire d’Etat des Transports, Dominique Bussereau.

Le rôle des autorités publiques devant le préjudice économique est de faire en sorte que les choses redémarrent le plus vite possible, mais dans l’application du principe de sécurité.»

Face au préjudice, la Commission européenne n’exclut pas l’octroi d’aides exceptionnelles.




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