La Cour de révision examine aujourd’hui la requête déposée par Marc Machin, condamné en 2005 à 18 ans de réclusion pour le meurtre d’une femme, commis en 2001 sur le pont de Neuilly (Hauts-de-Seine).

Plusieurs éléments troublants ont permis d’obtenir un nouvel examen de ce dossier.

A l’époque des faits, Marc Machin avait 19ans. Placé en garde à vue, il avait avoué le meurtre, parce que, selon lui, il en avait «marre des questions, des auditions et de la pression psychologique».

En 2005, il est condamné à 18 ans de réclusion par la cour d’assises des Yvelines, alors qu’il était revenu sur ses déclarations.

Le coup de théâtre intervient en mars 2008, lorsqu’un autre homme, David Sagno, se rend à la police en s’accusant du même meurtre. Le doute est renforcé par des analyses qui ont permis de retrouver l’ADN de David Sagno sur le corps de la victime.

Aujourd’hui, trois cas de figures s’offrent à la Cour de révision, seule habilitée à annuler les condamnations pénales.

Soit elle rejette la requête de Marc Machin, soit elle annule sa condamnation et le renvoie devant une cour d’assises, soit elle annule purement et simplement sa condamnation.

Depuis le début du XXe siècle, six dossiers criminels seulement ont été révisés et se sont soldés par l’acquittement de personnes condamnées à tort.




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