Affaire Clearstream : l’État justifie sa position
Jean-Claude Marin n’a eu ni instruction ni incitation de quelque nature que ce soit pour prendre sa décision.

La ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, a voulu clore la polémique en affirmant hier sur Europe 1 que l’appel du procureur de l’affaire Clearstream était «sa» décision.
Jean-Claude Marin l’a lui-même affirmé dans Le Monde daté d’hier.
«Ce n’est pas un acharnement sarkozyste», a justifié celui qui avait requis de la prison avec sursis à l’encontre de Dominique de Villepin.
Depuis vendredi, le gouvernement a tenté de défendre cette thèse censée dissiper les doutes qui pèsent sur Nicolas Sarkozy.
Partie civile au procès, le chef de l’Etat est aussi le chef du parquet via la nomination du garde des Sceaux dont dépendent les procureurs.
Mais l’opposition ne partage pas ce point de vue: «C’est la parfaite illustration de l’absence d’indépendance du parquet», a jugé l’ancienne juge d’instruction et eurodéputée Europe-Ecologie, Eva Joly, dans Le JDD.
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