Dans le projet de loi de finances (PLF) 2010, le gouvernement a annoncé une trajectoire de réduction des déficits en 2011-2013.

L’idée est de revenir vers des déficits modérés, mais graduellement, et nécessite un pilotage fin.

En effet, une réduction rapide des déficits supposerait des hausses de prélèvements obligatoires et/ou une réduction significative des dépenses publiques, qui compromettraient la reprise économique et donc la réduction des déficits.

En sens inverse, le maintien de déficits élevés alimente les inquiétudes des ménages et peut affecter leur consommation, donc la croissance.

Le PLF 2010 prévoit une croissance de 2,5 % par an à partir de 2011 et une hausse des dépenses publiques limitée à 1 % par an en volume.

Ceci permettrait de réduire le déficit public d’environ 1 point de PIB par an (-0,5 % sur le solde structurel et -0,5 % sur le solde conjoncturel). Les déficits se réduiraient donc, mais assez lentement, à -7 % du PIB en 2011, -6 % en 2012 et -5 % en 2013.

Le Premier ministre a par ailleurs évoqué une poursuite, voire une intensification de l’effort au-delà de 2013, ce qui permettrait de retrouver un niveau de déficit proche de 3 % du PIB en 2014, et d’atteindre l’équilibre en 2016.

La Commission européenne plaide pour une réduction plus rapide, permettant d’atteindre 3 % dès 2013.

Ces plans, très ambitieux, sont-ils réalisables ?



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