Ces informations, confirmées par la RATP, affirment que les conducteurs de trains de la ligne A touchent un salaire, primes comprises, s’élevant à 3 333 euros brut par mois en fin de carrière, pour des journées de travail ne dépassant pas 6h30 et une conduite effective avec des voyageurs de 2h50 par jour.

Des acquis salariaux auxquels s’ajoute un départ à la retraite à 50 ans, pour les conducteurs qui travaillaient sur la ligne avant 2008.

Les faits avancés par le quotidien ont aussitôt provoqué l’ire des syndicats.

«Le travail des conducteurs de la ligne A va au-delà des éléments avancés», répond Eric Nabet.

Pour ce secrétaire général de la CGT à la RATP, «le temps de conduite de 3 heures n’est que la partie visible au public de leur mission, auquel il faut ajouter le rapatriement du matériel et le temps de formation notamment ».

«Il est vrai que les RER A et B sont des lignes maîtrisées par des agents en fin de carrière, ajoute-t-il. Mais c’est leur expérience que l’on recherche».

C’est la «pénibilité » liée à la densification de la ligne qui anime aujourd’hui la demande des syndicats de réévaluer leur prime.

Les négociations étaient restées en suspens, hier après-midi, entre les syndicats et la direction de la Régie. 1 train sur 2 doit circuler aujourd’hui aux heures de pointe sur le RER A.

Une autre grève touche le RER B (2 trains sur 3), les métro, bus et tramways.




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