Lors de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, vendredi dernier à Bruxelles, Nicolas Sarkozy avait rappelé la position de «leadership» de l’Europe dans les négociations mais pronostiquait des discussions difficiles lors du sommet de clôture, évoquant en particulier le «petit gap» entre les 30 % de réduction d’émissions de gaz européens d’ici 2020 et l’objectif de 4 % visé par les Etats-Unis sur la base de 1990.

Lundi soir, la France, tout comme l’Angleterre et l’Allemagne, s’est engagée à verser 420 millions d’euros par an, jusqu’en 2012, dans le cadre de l’effort européen annoncé (7, 2 milliards d’euros sur trois ans) pour aider les pays pauvres à mettre en oeuvre des programmes de développement durable.

Cette somme devrait aider au financement de projets environnementaux, dont plusieurs barrages.

L’Europe espère ainsi stimu ler les ultimes négociations de Copenhague et développer ces aides sur le long terme.

En parallèle, la France et l’Afrique ont lancé hier un appel pour un accord ambitieux à Copenhague, qui demande notamment l’adoption d’un fonds dit «fast start» doté de 10 milliards de dollars par an pour 2010, 2011 et 2012.

Nicolas Sarkozy a appelé les Etats-Unis à avaliser ce projet.




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