A titre de comparaison, le marché des DVD et des films Blu-ray, qui permettait jusqu’alors au cinéma de compenser la chute des recettes, a lui aussi été dépassé (27 milliards de dollars), sans que la courbe ne puisse s’inverser. Difficile dès lors de faire l’impasse sur la déclinaison vidéoludique des superproductions hollywoodiennes, dont James Cameron, qui bat des records de budget à chaque nouveau film, est une figure emblématique.

Avatar n’a pas échappé au phénomène.

Le réalisateur canadien a lié les deux réalisations dès le stade de la préproduction, il y a plus de trois ans et demi, alors que le circuit traditionnel se contente, lui, d’une simple adaptation pour les joueurs.

Sorti avant le film, Avatar : The Game, réalisé par les studios canadiens d’Ubisoft, représente une source de revenus sûre et non négligeable.

Principaux avantages, les coûts de production sont en moyenne dix fois inférieurs à ceux d’un film et les recettes peuvent exploser en très peu de temps.

Le tout récent Call of Duty : Modern Warfare 2, du studio Infinity Ward, s’est ainsi vendu à 4,7 millions d’exemplaires en 24 heures, rapportant 310 millions de dollars.

A l’heure où les métiers du jeu vidéo se spécialisent (graphistes, musiciens, animateurs…) et rejoignent ceux du 7e art, on peut imaginer une même équipe travaillant sur le film et sa déclinaison en jeu vidéo.




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