Ils réclament une aide financière de leur part afin de s’adapter aux évolutions du climat.

Aucun pays industrialisé n’a pour l’instant précisé le montant de sa contribution, mais les intentions prononcées à demi-mot sont largement en deçà des quelque 100 milliards d’euros par an que préconise l’Union européenne.

Pour faire monter la pression, les pays du Sud ont donc mis hier sur la table des chiffres concrets: le Botswana, par exemple, réclame 143 millions de dollars par an pour réduire ses émissions de GES.

Cette bataille de chiffres est attisée par la polémique autour d’un texte danois qui circule depuis quelques jours, et semble décharger les pays riches de leurs engagements aux dépens des plus pauvres.

Si le Danemark, qui préside le sommet, a assuré qu’il s’agissait d’un simple document de travail, la réponse du délégué soudanais, Lumumba Stanislas Dia-Ping, est sans appel: «Nous n’accepterons pas un accord qui condamne 80 % de la population mondiale à plus de souffrance et d’injustice.»




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