El País rapporte également les difficultés du président français à rencontrer le premier ministre britannique.

Selon le quotidien, « c’est Nicolas Sarkozy qui a ravivé la polémique en qualifiant de ‘victoire’ l’élection de Barnier et de défaite pour le marché britannique ». La situation « menace de refroidir les relations bilatérales entre les deux principales puissances européennes » qui « s’est aggravée suite à une rencontre entre les deux dirigeants que le premier ministre britannique a reporté en alléguant des problèmes d’agenda ».

El País cite des déclarations « de sources proches du gouvernement britannique » selon lesquelles : « compte tenu des propos de Sarkozy nous ne sommes pas pressés pour réorganiser notre agenda ».

Le Royaume-Uni estime par ailleurs, selon le quotidien, que « l’ardeur régulatrice du nouveau commissaire » peut être « préjudiciable pour la City londonienne ».

Dans le même temps, « la France assure qu’une régulation financière plus dure n’affectera personne en particulier » et « qu’il n’y a aucun motif à controverse, tant que les règles sont claires » (citant les propos de M. Barnier). El País conclut enfin en indiquant que la France persiste « néanmoins dans son pari de régulation » et que durant la crise économique mondiale, « Sarkozy a sans cesse rendu coupable le modèle capitaliste anglo-saxon des maux de l’économie ».



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