Toujours aussi provocateur, la bête noire des PDG véreux et des politiciens corrompus s’attaque cette fois à la crise financière et au capitalisme forcené.

Des fondements d’une idéologie – culte de la consommation, liberté d’entreprendre – aux expulsions de citoyens américains modestes croulant sous les dettes, le réalisateur tire à boulets rouges sur un système à deux vitesses.

Wall Street, centre névralgique de cette dérégulation, se métamorphose en casino géant.

Fidèle à sa méthode, le réalisateur souvent controversé pour ses raccourcis entremêle images d’archives drolatiques, montage (une fiction du Christ prônant les valeurs du capitalisme), entretiens chocs et coups d’éclat.

Entre exemple étonnant – des pilotes de ligne sous-payés contraints de cumuler un deuxième emploi pour rembourser leurs crédits – et magouille politique au plus haut niveau, Moore frappe là ou ça fait mal.

Présenté à la 66ème Mostra de Venise en septembre dernier, son film a reçu un accueil chaleureux.




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