Face à la polémique, père et fils ont pris la parole dans la journée, l’un pour dénoncer la chasse à l’homme, l’autre pour défendre la légitimité de sa candidature.

Interrogé hier soir sur France 3 pour savoir s'il irait jusqu'au bout, le fils du chef de l'Etat a répondu «bien sûr».

« On fait mine d’oublier que j’ai été élu conseiller général du canton de Neuilly-Sud au suffrage universel. Puis élu président du groupe au conseil général des Hauts-de-Seine par mes pairs », rappelait-il dans Le Parisien en réponse à la pluie de critiques le jugeant «illégitime» en raison de son âge et de son patronyme,et alors qu’une pétition lui demandant de renoncer a été signée par 45 000 personnes.

«Il y a à l’évidence du népotisme dans cette décision», a taclé Martine Aubry, l’UMP s’empressant de son côté de rappeler que la fille de Jacques Delors n’avait jamais exercé de mandat électif avant sa première nomination gouvernementale.

Nicolas Sarkozy a lui estimé que «tout ce qui donne en pâture une personne, sans fondement, de façon excessive, ce n’est jamais bien».

Un point de vue relayé par le gouvernement, la patronne du Medef, Laurence Parisot et par le député PS Julien Dray, qui veut juger Jean Sarkozy sur ses résultats.




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