Le gouvernement va devoir par ailleurs redresser les comptes de l’Etat.

Sans quoi il risque de drainer la liquidité, d’entamer son capital confiance auprès des investisseurs et finalement de retarder la reprise. A moyen terme, la consolidation des finances publiques et la poursuite des réformes structurelles sont les clés du développement de l’économie turque.

L a Turquie a largement recouru aux financements extérieurs ces dernières années. D’abord pour couvrir le déficit de la balance courante qui s’est creusé à plus de 5% du PIB. Ensuite pour assurer le développement du secteur privé qui a trouvé en dehors des frontières nationales une liquidité abondante et à meilleur marché.

A la veille de la crise mondiale, cet état de fait laissait la Turquie vulnérable à un durcissement des conditions de crédit sur les marchés internationaux de capitaux. Alors que le besoin de financement externe à court terme du pays s’élevait à une centaine de milliards de dollars, lorsque les réserves de change lui étaient inférieures d’un tiers, il laissait même redouter le pire en cas de choc : une crise aussi violente qu’en 2000-2001.

Ce n’est pas le scénario qui est en train de se dérouler. Bien sûr, l’activité économique s’est rapidement et fortement contractée depuis le milieu d’année dernière et la récession attendue en 2009 devrait être à peu de choses près d’ampleur égale à celle de 2001.

Au choc initial sur la liquidité internationale s’est depuis ajouté celui sur la demande mondiale, et plus particulièrement sur les demandes européenne et russe. Plus de la moitié des exportations turques trouvent leur débouché dans l’UE et en Russie.



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