Bourse : produits dérivés, instrument de spéculation
Les marchés dérivés sont propices à la spéculation. La raison tient essentiellement à la possibilité de prendre une position importante, par le biais d'une mise de fonds initiale relativement modeste (fort effet de levier).

Prenons l'exemple d'un investisseur qui dispose d'une somme de 50 000 euros et qui souhaite spéculer sur la hausse de l'indice CAC 40 (l'un des principaux indices de la Bourse de Paris).
Le CAC 40 cote à ce moment 5 000 points. L'agent peut alors, soit investir 50 000 euros dans l'achat d'actions au comptant, choisies de telle sorte qu'elles reproduisent les performances de l'indice CAC 40 ; soit acquérir, pour le même montant, 250 options qui lui permettent de gagner la différence (si celle-ci est positive) entre le cours de l'indice dans trois mois et son cours actuel, moyennant le versement comptant d'une prime de 200 euros par option.
Si dans trois mois, le CAC 40 est à 5 500 points, le gain sera de 5 000 euros (10% de 50 000 euros) dans le premier cas, contre 75 000 euros ( (5 500 - 5 000 - 200) × 250) dans le second cas.
Pour une mise de fonds identique, le gain sur le marché des options est potentiellement quinze fois plus important que sur le marché au comptant : c'est le principe de l'effet de levier.
Reste que le risque est, lui aussi, plus important.
En supposant que l'indice chute et cote dans trois mois 4 500 points, la perte s'élève alors à 5 000 euros si l'investisseur achète les actions au comptant, contre 50 000 euros (250 × 200, le montant de la prime versée quoi qu'il arrive) si l'investisseur achète des options.
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