La diversification des choix d’orientation résultera du renforcement de l’éducation à l’orientation qui doit permettre d’ouvrir le « champ des possibles », en particulier pour les élèves dont les familles connaissent mal toutes les filières envisageables et restent guidées par des déterminants culturels.

Il s’agit également de mieux prendre en compte la question de la mixité en corrigeant les stéréotypes de sexe dans la perception du niveau scolaire et la représentation sociale des métiers et en particulier faciliter l’accès des jeunes filles aux filières scientifiques et technologiques.

S’agissant des jeunes ultra marins, il s’agit en outre de compenser l’effet d’éloignement et d’insularité en favorisant, par des aides financières, la mobilité géographique lorsque l’offre de formation professionnelle disponible sur place est insuffisante ou inadaptée.

L’accès à l’enseignement supérieur reste très dépendant de la situation sociale des familles. Les représentations sur l’avenir professionnel des enfants, la distance avec les codes culturels qui prévalent à ce niveau d’études, les difficultés économiques rencontrées sont autant de facteurs discriminants.

Par rapport à la répartition de la population active par catégories socio-professionnelles, les étudiants des catégories sociales les plus favorisées continuent à être plus fortement représentés : toutes formations confondues, près d’un tiers des étudiants en université ont des parents cadres supérieurs ou exerçant une profession libérale (environ 14 % de la population active relève de la catégorie cadres et professions intellectuelles) et un sur dix est enfant d’ouvriers (les ouvriers représentent 25 % de la population active). Ce phénomène est accentué dans les classes préparatoires aux grandes écoles et les disciplines de santé où environ la moitié des étudiants est issue des catégories sociales les plus favorisées.

La poursuite d’études longues à l’université est plus encore le fait de jeunes dont les parents sont cadres supérieurs ou exercent une profession libérale : leur part passe de 30 % en 1er cycle à 37 % en 3ème cycle ; inversement, alors que les enfants d’ouvriers représentent 12 % des étudiants inscrits à l’université les deux premières années d’études, cette part est inférieure à 5 % en 3ème cycle.




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