- intégrée, car il s’agit de prendre en compte les besoins respectifs des hommes et des femmes dans la conception et la mise en oeuvre des politiques publiques sectorielles (emploi, éducation, santé…).

- spécifique, puisqu’il subsiste des inégalités de fait qui nécessitent des mesures positives en faveur des femmes. Il s’agit notamment de leur permettre de connaître l’ensemble des droits dont elles disposent et d’y avoir accès, de mettre en place des dispositifs particuliers pour l’orientation des jeunes filles, la mixité des emplois, l’accès ou le retour à l’emploi, la création d’entreprise.

S’agissant de la formation initiale, force est de constater que si les filles connaissent une meilleure réussite sur le plan scolaire que les garçons et sont aujourd’hui en moyenne plus diplômées qu’eux (23,3 % des femmes de 25 à 34 ans disposent d’un diplôme supérieur à bac+2 contre 18,6 % des hommes du même âge), elles n’en tirent pas parti, au moment de leur choix d’orientation : elle sont en effet encore peu nombreuses à se diriger vers les filières et les écoles les plus valorisées sur le marché du travail. Ainsi, si la part des filles en terminale scientifique est de 45,6 %, avec un taux de réussite à ce bac de 5 points supérieur à celui des garçons, elles ne représentent ensuite que 28,7% des étudiants en sciences fondamentales et application (cursus licence), 29 % des effectifs des classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques et à peine un quart des effectifs des écoles d’ingénieurs.

Or, ce sont les disparités sexuées au sein des filières de formation initiale qui vont, pour partie, prédéterminer les clivages que l’on observe aujourd’hui sur le marché du travail, avec une concentration des femmes dans certains secteurs d’activité. Pour faire évoluer cette situation, il faut engager des actions en amont, dès le plus jeune âge, pour favoriser l’élargissement des choix d’orientation scolaire et professionnelle des jeunes filles et ainsi leur garantir une meilleure insertion dans l’emploi.

Ces actions sont au coeur d’un partenariat interministériel engagé depuis 2000 et renouvelé en 2006 : la Convention pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes, dans le système éducatif, en date du 29 juin 2006 qui lie sept ministères (Droits des femmes, Éducation nationale, Recherche, Justice, Équipement, Agriculture, Culture) a pour objectif notamment d’améliorer l’orientation scolaire et professionnelle des filles et des garçons pour une meilleure insertion dans l’emploi.

Participant à cet objectif, le programme 137 permet de financer le Prix de la vocation scientifique et technique des filles, organisé chaque année par le Service des droits des femmes et de l’égalité et destiné aux jeunes filles de classe de terminale qui font le choix de s'orienter, après le baccalauréat, vers une filière scientifique ou technologique de l'enseignement supérieur comptant moins de 40% de filles. Cette mesure spécifique permet ainsi de les encourager à s’orienter vers des formations où elles sont peu présentes et des secteurs professionnels porteurs de débouchés.




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