Dans les mois à venir, la tendance de l’inflation totale devrait continuer à dépendre au premier chef du prix de l’énergie : elle s’établirait encore un peu plus bas en juin et juillet, du fait des hausses marquées constatées un an plus tôt, avant de se redresser dans le courant du second semestre, en raison à la fois de l’inversion de ces mêmes effets de base et de la hausse prévisible dans les mois qui viennent (en raison du bond des cours pétroliers, de 39 dollars le baril en février à 70 dollars en juin).

Au final, l’épisode d’inflation négative s’achèverait vers novembre.

D’ores et déjà, le rebond des prix énergétiques a contribué à celui des anticipations d’inflation des ménages (de 1,7% en décembre dernier à 3,1% en juin, à un horizon d’un an, selon l’enquête de l’Université du Michigan) et des marchés financiers (le point mort d'inflation à dix ans est passé de 0,2% à 1,9% dans le même temps).

La tendance des prix sous-jacents – hors énergie et alimentation – est naturellement bien différente, étant influencée en premier lieu par la faiblesse de l’activité.

La sous-utilisation des facteurs de production (niveau bas historique du taux d’utilisation des capacités, taux de chômage au plus haut depuis 25 ans) limite, en effet, à la fois le pouvoir de fixation des prix des entreprises et le pouvoir de négociation des salariés.




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