La manoeuvre consiste à céder un salarié pendant une durée déterminée à une autre entreprise, sans qu’il y ait rupture de contrat de travail, le salarié revenant ensuite chez son employeur initial.

Anticiper la reprise

En ces temps de crise, certaines entreprises ont opté pour cette solution afin de réduire leurs coûts, sans avoir à se séparer définitivement de compétences qui leur seront nécessaires lors de la reprise.

C’est le cas de l’équipementier automobile Inoplast en Ardèche, qui envoie une centaine de ses salariés travailler quelques mois chez une entreprise voisine, Iribus-Iveco, un des plus gros fabricants français de bus ayant reçu dernièrement une grosse commande de la RATP.

A Toulouse, Continental Automative (électronique embarquée) a récemment fourni des opérateurs à Thales Alenia Space, moins touché par la crise.

Le député UMP Jean-Frédéric Poisson a déposé une proposition de loi précisant la définition du prêt de main-d’oeuvre dans le but d’encourager à la mobilité professionnelle.

Mais si le prêt de maind’oeuvre peut être un outil bienvenu en temps de crise, il soulève aussi de nombreuses questions légales.

Maître Emmanuelle Boussard-Verrachia, spécialiste du droit du travail, pointe “une fragilisation du salarié”, éloigné de son entreprise, donc de ses collègues, des délégués syndicaux et de ses habitudes de travail. Et prône “des garde-fous très stricts”.




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