Au cours des années 1990, le continent européen met un frein à sa course au nucléaire, interrompant de nombreux projets, se lançant même dans la reconversion de certains sites.

Une dizaine d’années plus tard, la pénurie de pétrole, le débat autour du réchauffement climatique et la question de l’indépendance énergétique changent la donne et poussent l’Europe à se relancer dans la maîtrise de l’atome, avec l’exigence de garantir le «risque zéro».

La sûreté apparaît comme le mot d’ordre de ce nouvel élan.

Pourtant, en juillet 2006, la centrale de Forsmark, au nord de Stockholm, est victime d’un court-circuit qui entraîne le blocage des instruments de contrôle. Le réacteur est en surchauffe.

La situation rétablie, les «pilotes» réalisent qu’ils sont passés à sept minutes de la fusion du coeur du réacteur, à sept minutes de la catastrophe.

«La sûreté des centrales nucléaires est-elle encore une priorité?», c’est la question posée par Alain de Halleux dans RAS. Nucléaire.

Rien à signaler.

Le réalisateur est allé à la rencontre des hommes de l’industrie nucléaire, les «jumpers», ouvriers intérimaires sous-payés chargés de la maintenance des sites.

Car, avec la privatisation du marché, le recours à des sous-traitants s’est généralisé.

Il a recueilli leur témoignage sur la sécurité et la fiabilité de l’activité nucléaire en Europe et en France, où l’on compte pas moins de 58 réacteurs sur 18 sites.

Une enquête fouillée sur un sujet sensible.

R.A.S. Nucléaire. Rien à signaler, ce soir, Arte, 22h50.




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