C’est ce qu’affirmait le quotidien Libération dans son édition d’hier, dans laquelle il évoquait une nouvelle perte de 5 à 10 milliards d’euros liée à la gestion d’actifs réalisée par sa filiale Société Générale Asset Management Alternative Investments (SGAM).

Elle aurait transféré à la maison mère un portefeuille initialement valorisé à 11,2 milliards d’euros.

Fin 2008, il ne valait plus que 5,3 milliards. Et le quotidien laissait entendre qu’aujourd’hui ces actifs restants «ne valent rien».

«Pertes» ou «transferts»?

L’information a été aussitôt «formellement» démentie par la Société Générale. Dans un communiqué, elle assure que le quotidien confond «pertes» et «transferts».

En clair: les actifs transférés en 2008 de sa filiale SGAM vers la Société Générale n’auraient pas été vendus, et donc pas perdus.

«Les pertes de SGAM au titre de l’exercice 2008 se sont élevées à 258 millions d’euros après impôts, et sans aucun rapport avec ce que prétend le journaliste», indique-t-elle. Hier soir, la Banque de France, autorité de contrôle des banques, n’avait émis aucun commentaire, pas plus que l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Lors de la clôture de la Bourse de Paris, hier soir, le cours Société Générale perdait 3,69%, à 36,96euros.



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