En ce qui concerne le volet répressif, l’appartenance à une bande agressive «en connaissance de cause», sera désormais passible d’une peine de trois ans d’emprisonnement.

Cette mesure vise ainsi à transformer en délit notamment l’intrusion dans un établissement scolaire, qui ne relevait jusqu’ici que d’une contravention.

Par ailleurs, l’action de la police sera également renforcée.

Des équipes d’agglomération seront développées.

D’ici à fin 2010, 100 unités territoriales de quartier (Uteq, comme il en existe déjà huit en France dont trois en Seine-Saint-Denis) verront le jour ainsi que 23 compagnies de sécurisation.

Elles comporteront 150 fonctionnaires chacune, formés au maintien de l’ordre dans les quartiers sensibles.

Le chef de l’Etat a en outre souhaité que les 100 à 200 établissements scolaires les plus touchés par ces violences soient identifiés sous dix jours.

Le filtrage et le contrôle aux entrées des établissements seront renforcés.

Il a ajouté que les établissements scolaires devaient être «sanctuarisés » contre la violence.

Pour ce faire, des systèmes de vidéo protection et surveillance seront mis en place dans 400 établissements.

Il y a une semaine, le lycée professionnel de Gagny avait été le théâtre d’une descente de jeunes venue pour «une expédition punitive» faisant une douzaine de blessés.

Cet acte de violence avait suscité une vive émotion.

«Ce qui s’est passé à Gagny doit nous servir de leçon», a déclaré hier le président à l’issue de sa visite du lycée.




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