Si ces livraisons ne reprennent aujourd’hui, la présidence tchèque de l’UE a prévenu qu’elle interviendrait de façon «plus ferme».

Moscou et Kiev, qui se livrent depuis des semaines à un bras de fer pour négocier le prix du gaz et le paiement des arriérés de l’Ukraine, organisent une rencontre aujourd’hui à Moscou.

40 % du gaz européen provient de Russie. 80 % de ces volumes transitent par l’Ukraine.

Si certains pays de l’UE ont des sources d’approvisionnement diversifiées, comme la France, qui n’importe que 16 % de son gaz de Russie, d’autres en sont très dépendants, comme la Slovaquie (100 %), la Bulgarie (92 %), la Grèce (81 %) et la République tchèque (78 %). Avec la vague de froid que connaît actuellement le Vieux Continent, le retour à la normale presse.

Le Premier ministre français, François Fillon, a reçu hier soir à Matignon le patron de GDF-Suez, ainsi que les ministres du Développement durable et de l’Economie, et a jugé l’arrêt des livraisons «totalement inacceptable».

Alors que la Commission européenne a proposé hier d’envoyer en Ukraine des experts pour mesurer la quantité de gaz qui y transite, le Président russe Dmitri Medvedev a assuré que son pays ne reprendra ses livraisons que si l’Ukraine paye le prix du marché et si des observateurs européens et des avocats internationaux sont impliqués dans le processus.




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