Rencontre avec un artiste surprenant.

Comment passe-t-on des couloirs du métro au carton de l'été et 140 000 albums vendus ?

Ça a été un long processus, j'ai fait ça pendant 15 ans. Je n'ai pas réussi tout de suite et j'étais en partie responsable car je ne chantais qu'en anglais et en dialecte africain. Ça fait huit ans que je travaille le français, « Rayon de soleil » était mon premier titre en français et ça a marché.

En qualité de membre du jury, vous avez participé au choix des 11 finalistes. Comment cela s'est-il passé ?

C'est très difficile de juger, c'est très subjectif d'apprécier un artiste. Les artistes ne montrent pas le meilleur d'eux-mêmes en permanence. Ça dépend du moment. Ils peuvent donner un rendu très sympathique ou quelque chose de moins bon. La musique, c'est du ressenti, c'est très personnel.

Qu'avez-vous pensé du niveau de nos finalistes ?

Énormément de gens ont beaucoup de talent dans le métro, on trouve de meilleurs artistes dans le métro que dans d'autres émissions de télé. Parmi les finalistes, il y a vraiment un très bon niveau et les artistes sont toujours restés dans leur élément, on ne les a pas sortis de leur contexte, le métro.

Pourquoi avoir accepté d'être membre du jury de STATION MUSIC ?

On a beaucoup d'à priori sur les artistes dans le métro. J'ai accepté de participer à cette émission car je viens justement de là bas, mais je n'ai pas galéré, je gagnais de l'argent, et la musique est ma passion. Je voyais des gens aller travailler à l'usine, alors que moi je faisais quelque chose de gratifiant et qui me plaisait. J'ai même sympathisé avec des voyageurs dans le métro que je croisais tous les matins, c'est ça le miracle de la musique.

Quels sont vos projets ?

Faire une immense tournée ! Un max de salles. Je veux aller à la rencontre du public. Je ne demande pas tout de suite des salles avec des milliers de personnes, mais comme on dit « petit à petit, l'oiseau fait son nid».






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