Le chikungunya a été isolé pour la première fois en Tanzanie en 1952. Depuis, la circulation de ce virus a été mise en évidence en Afrique, en Asie du sud-est, dans le sous-continent indien, dans l’Océan indien et, en 2007, en Italie.

En 2005, la maladie a d’abord touché les Comores, puis l’île Maurice et Mayotte, et enfin la Réunion, atteignant ainsi pour la première fois le territoire français. L’épidémie s’est développée sur le mode exponentiel à la Réunion au cours de l’été austral 2005-2006 et a à nouveau atteint Mayotte du fait des échanges privilégiés entre ces deux îles. Maurice et les Seychelles ont également été touchés.

De fait, le risque d’introduction du chikungunya dans d’autres territoires français a toujours été une forte possibilité. Ce risque est essentiellement lié à l’arrivée de patients atteints de chikungunya (dans la première semaine de la maladie, quand le virus est présent dans le sang) dans une zone où le moustique capable de transmettre le virus est déjà installé. C’est le cas des départements français d’Amérique mais également du pourtour méditerranéen (un moustique compétent est apparu depuis quelques années dans les Alpes-Maritimes, la Corse et le Var).

L’épidémie qui a touché prés de 300 personnes dans la région italienne d’Emilie Romagne lors de l’été 2007, confirme la possibilité de la survenue d’un tel événement en France métropolitaine.






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