Les médias chinois travaillent toujours sous l’emprise de la censure d’Etat.

Comme l’ont montré les récents événements du Tibet, sur les sujets sensibles, le gouvernement détient le monopole de l’information.

La crise au Tibet et les manifestations internationales lors du passage de la flamme ont réveillé les démons du nationalisme chinois.

Avec la bienveillance des autorités, des internautes, certains journalistes et des citoyens chinois sont partis en guerre contre les "séparatistes tibétains" et tous ceux qui les soutiennent, notamment les médias internationaux.

Des journalistes de la presse libérale, notamment du journal Nanfang Dushi Bao, ont également été harcelés pour des éditoriaux jugés trop timides.

Au moins 50 cyberdissidents et internautes sont actuellement enfermés en Chine pour avoir usé de leur droit à la liberté d’expression sur le Web.

En juin, Huang Qi, fondateur d'une site Internet dédié aux droits de l'homme, a été arrêté avec trois autres personnes pour des articles sur la situation dans la province du Sichuan (Sud-Ouest).

Les autorités chinoises ont fermé des sites Internet au Tibet, notamment le forum de discussion le plus fréquenté par les étudiants tibétains : www.tibet123.com

A la demande du Comité international olympique et de certains gouvernements européens, des sites Internet, notamment les versions anglaises de Wikipedia, YouTube et Blogspot, ont été débloqués le 1er avril 2008.

Mais les versions en chinois de ces sites sont toujours bloquées. La grande majorité des sites d’informations en chinois basés à l’étranger ne sont toujours pas accessibles.

Mettre fin au contrôle de l'information sur Internet est l'une des revendications de Fédération Internationale des Droits de l'Homme


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