Les arrestations arbitraires, les placements en détention, les surveillances policières, les assignations à résidence, les condamnations, les disparitions et les témoignages de torture se sont multipliés.

Le Tibet a connu, en mars, de grandes manifestations violemment réprimées. L’accès à cette région a été fermé pendant plus de trois mois aux étrangers et aux journalistes.

Des milliers de tibétains ont été emprisonnés depuis lors. Au moins 1000 moines seraient toujours en détention pour avoir exprimé leur soutien au Dalaï Lama.

En avril, les militants Yang Chunlin et Hu Jia ont été condamnés respectivement à cinq ans et plus de trois ans de prison, pour avoir dénoncé les violations des droits de l’Homme engendrées par la préparation des JO.

En juin, les militants, avocats et familles de victimes de 1989, y compris les « Mères de Tiananmen » n’ont pas eu le droit de commémorer les 19 ans du massacre de Tiananmen. Ils ont été harcelés, ramenés chez eux et soumis à une étroite surveillance. Certains ont été mis en détention.

Parmi ces quelques exemples, une rare bonne nouvelle : Hu Shigen s’est vu accordé, le 1er avril, une réduction de peine. Il avait été condamné à 20 ans de prison pour avoir tenté d’organiser une cérémonie en souvenir du massacre de 1989. Après 16 années de prison, il devrait sortir de la prison n°2 de Pékin le 26 août prochain, soit 2 jours après la clôture des JO.

Libérer les prisonniers de Tiananmen est la première revendication de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme


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