Qu'est-ce-que le commerce équitable ?
Le commerce équitable est un type de commerce international qui se donne pour règle de payer à un prix équitable les marchandises produites dans les pays en voie de développement et vendues dans les pays industrialisés.
Origine du commerce équitable
Né dans les années 1970, le commerce équitable s'inscrit à contre-courant du fonctionnement actuel du commerce international. Il offre une alternative à la baisse des prix des produits agricoles en provenance des pays tropicaux, une baisse liée au poids économique grandissant des entreprises agro-alimentaires des pays du Nord.
Face aux firmes multinationales, les paysans des pays du tiers-monde se trouvent en position de faiblesse : ils souffrent de la concurrence des produits des pays riches dont le coût de production est élevé mais qui sont souvent subventionnés (coton nord-américain, sucre ou banane français…) ; ils ne reçoivent quasiment pas d'aide de leur propre gouvernement et ne disposent pas de réserves financières suffisantes pour investir et moderniser leurs productions…
Afin de promouvoir un autre type de rapport Nord-Sud, les partisans du commerce équitable se donnent pour objectif de maintenir les prix à des niveaux qui permettent d'assurer une juste rémunération du travail des producteurs et artisans les plus défavorisés, pour qu'ils puissent satisfaire leurs besoins élémentaires : santé, éducation, logement, protection sociale. Les biens achetés (produits alimentaires et objets d'artisanat) sont payés par les organisations de commerce équitable à un prix dépassant les coûts de production et permettant aux producteurs de couvrir leurs besoins propres (y compris les frais divers, le transport, l'amélioration des conditions de travail et les investissements nécessaires…). Les engagements d'achat sont de longue durée, afin de permettre aux producteurs de planifier leurs investissements et d'être assurés d'une source de revenus durable.
En outre, les organisations de commerce équitable s'engagent à promouvoir des normes de production garantissant le respect des droits fondamentaux des personnes (refus de l'exploitation des enfants, interdiction du travail forcé ou de l'esclavage, salaires corrects, liberté syndicale), la durabilité sur le plan agricole (beaucoup des produits du commerce équitable sont des produits biologiques certifiés, respectueux de l'environnement), et à offrir une meilleure information des consommateurs, auxquels on propose des produits de qualité. Cette information n'a pas seulement pour but de répondre à des critères de « traçabilité » du produit vendu, mais vise également à mener une « éducation au commerce équitable » et à en diffuser le plus largement possible le concept.
Pour les produits cotés en bourse, comme le café ou le cacao, les prix payés au producteur suivent le cours mondial lorsque celui-ci est élevé (cas du café dans les années 1997-1998), mais ne peuvent descendre en dessous d'un niveau plancher lorsque ce cours mondial s'effondre (cas du café depuis 2000 : 0,55 euro la livre en octobre 2001 alors que le prix était de 1,69 euro en mars 1998). Ainsi, le producteur sait qu'il touchera au moins le prix minimum garanti. Les produits sont ensuite revendus dans les pays riches par les diverses organisations de commerce équitable, en incluant les frais de fonctionnement et le financement d'actions d'information. En 1999, on comptait quelque trois mille magasins de commerce équitable en Europe, pour un chiffre d'affaires de 92 millions d'euros.
Plus d'infos sur la Plateforme pour le commerce équitable
Voir d'autres articles sur le commerce équitable :
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- Quinzaine du commerce équitable à Lyon
- Commerce équitable et concurrence déloyale
- L'engagement de la France pour le Commerce Equitable
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