Des négligences coupables, qui auraient pu être évitées, ont abouti à dégrader durablement des milieux naturels fragiles et faisant l’objet de toutes les attentions. Devant cette situation, des premières réponses ont été apportées sous l’égide de l’État afin de nettoyer au plus vite les traces de cette pollution. Pour défendre efficacement les intérêts des associations de protection de l'environnement, professionnels et amateurs de la pêche, le président du Conseil Le spectre de l’Erika a ressurgi. Le 16 mars dernier, l’estuaire de la Loire, zone fragile classée Natura 2000, a été souillé, à la suite d’un accident survenu à la raffinerie Total de Donges. Le Conseil général et les communes se mobilisent à présent pour défendre leurs intérêts et obtenir réparation. général, Patrick Mareschal, a convié le 28 mars dernier, à Paimboeuf, l’ensemble des acteurs concernés (élus, associatifs, professionnels) pour les écouter et voir si le Conseil général pouvait jouer un rôle utile à l'avenir. De fait, nombre d'inquiétudes se sont fait jour au cours de cet échange : les interdictions de pêcher ou de faire pâturer les bêtes sur les prairies de Loire sont autant préjudiciables pour l’économie locale que l'image négative associée à ce littoral sali. Les défenseurs de la nature ont aussi déploré la mortalité qui frappe plusieurs centaines d'avocettes, tadornes de Belon et bécasseaux.

La responsabilité de Total

Patrick Mareschal a exprimé sa disponibilité immédiate pour faire jouer la solidarité départementale en faveur des professionnels qui rencontreraient des difficultés de trésorerie avant d'obtenir dédommagement. Sur ce point précis, il a rappelé que « le sinistre se situe en premier lieu dans le champ de la responsabilité civile du pollueur, et que Total n'a pas d'autre possibilité que d'assumer les conséquences financières de sa faute. Au-delà, le Conseil général peut parfaitement envisager de s'associer à une action collective au plan pénal, en sachant toutefois qu'une telle action différerait d'autant le versement d'indemnisations ». Enfin, à l'unisson de tous les participants, il a considéré qu'il était inadmissible que la rupture d'une canalisation dans une raffinerie aboutisse à de tels dégâts sur autant de rives et de littoral.

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