Economie en Italie : tout ne va pas mal
D’emblée, le nouveau président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a tempéré l’enthousiasme de ses électeurs : il faut s’attendre à des «mois difficiles».
Il est vrai que les économistes ne sont guère optimistes. Le gouvernement sortant de Romano Prodi avait abaissé sa prévision de croissance pour cette année à 0,6 % (après 1,5 % en 2007).
Le FMI annonce un chiffre encore plus faible, à 0,3 %. La faiblesse du pouvoir, sa difficulté à faire passer des réformes, le fardeau de la dette publique, tous ces problèmes structurels pèsent lourd dans une conjoncture difficile.
L’indice de confiance des chefs d’entreprise est retombé à son plus bas niveau depuis l’été 2005, la confiance des consommateurs est au plus bas depuis quatre ans.
Avec une inflation qui a atteint 3,6 % en mars, les hausses de salaires ne suffisent plus à préserver le pouvoir d’achat.
Alors que les dépenses d’investissement ont déjà ralenti en 2007, la consommation risque aussi de faire défaut.
Heureusement, les exportations résistent : l’Italie augmente ses ventes dans les pays émergents. Mais la force de l’euro commence à la gêner.
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