Dans un pays sans nom, au milieu d’une ville abandonnée, Anton et son père aveugle sont propriétaires d’une piscine vétuste, où les baigneurs se font rares.

Grâce à son ingéniosité et avec l’aide d’un magnétophone, Anton parvient à faire croire à son père que leur établissement est bondé. En réalité, seuls s’y croisent quelques personnages pittoresques, dont un capitaine et sa fille, la belle Eva.

Anton, qui souhaite devenir marin, s’éprend de la jeune fille et rêve de partir avec elle sur l’archipel des Tuvalu. Mais voilà que Gregor, le frère d’Anton, projette de raser la piscine, en accord avec des promoteurs immobiliers.

Aquatique étrangeté

Une atmosphère onirique, un héros lunaire, un contexte intemporel, tout contribue à faire de Tuvalu une oeuvre étrange et poétique. Film sans dialogues, basé sur des effets burlesques et un jeu dramatique proches du muet, passant essentiellement par le corps, ce conte expressionniste bénéficie de la présence au générique de Denis Lavant, excellent dans ce registre d’équilibriste. Le réalisateur allemand Veit Helmer crée ici un univers surréaliste, parfois absurde, souvent bizarre, qui rappelle celui des films de Caro et Jeunet.

Téléfilm de Veit Helmer (Allemagne, 1999, 1h27mn, VOST F)
Scénario : Veit Helmer, Michaela Beck
Avec : Denis Lavant (Anton), Chulpan Khamatova (Eva),
Philippe Clay (Karl), Terence Gillespie (Gregor),
E. J. Callahan (l’inspecteur)
Image : Emil Christov
Décors : Prolet Georgieva
Montage : Araksi Mouhibian
Musique : Goran Bregovic, Jürgen Knieper





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