La technologie peut-elle sauver l’assurance santé ?
Il est de notoriété publique que les coûts des soins de santé sont en augmentation rapide. Ce qui se traduit par une diminution de la prise en charge pour la couverture médicale publique et par une augmentation des primes pour les assurances complémentaires privées.
Cette tendance n’est ni récente, ni spécifique à la France. Elle est le fait du vieillissement de la population d’une part, et des progrès des technologies médicales d’autre part.
S’il n’existe pas de solution miracle à ces problèmes, la technologie pourrait permettre d’alléger la facture. En effet, l'absence de partage d'informations entre praticiens entraîne un nombre important d'actes médicaux ou d'analyses redondants, pour un coût annuel estimé à 1,5 milliard d'Euros.
D'autre part, les interactions néfastes entre traitements administrés par des praticiens ne connaissant pas les autres prescriptions des confrères causent chaque année plus de 100.000 hospitalisations.
Ces constats ont été à l'origine de la Loi du 13 août 2004, dont l’objectif est la mise en place du Dossier Médical Personnel, qui est en train d’être mis en œuvre (lentement) sous l’égide du Ministère de la Santé.
De l’autre coté de l’Atlantique, une initiative intéressante en provenance de Google. Google lance en effet un pilote de dossier médical électronique (partiel) pour 10.000 patients en partenariat avec un hôpital de l’Ohio, suivant ainsi l’initiative de Microsoft qui avait lancé un projet de dossier médical électronique en Octobre dernier.
Tant l’initiative publique en France que les pilotes aux Etats-Unis ne sont encore qu’un premier pas, et ils seront soumis aux feux des critiques, notamment sur les aspects critiques de confidentialité et de sécurité des données en question.
La contribution que peut apporter la technologie à la maîtrise des dépenses de santé et à l’amélioration de la qualité des soins fait l’unanimité. Reste à déterminer le mode d’organisation, public ou privé, qui donnera les meilleurs résultats au meilleur prix (et dans les meilleurs délais) dans la réalisation d’un projet d’une telle ampleur.
Si Google (ou Microsoft) sont des succès reconnus et éclatants, c’est beaucoup moins le cas pour le système de santé américain. Il sera donc intéressant de voir ce qui sortira de cette alliance contre nature !!!
Votre contact presse :
Stanislas Di Vittorio - Fondateur d' Assurland.com
Email : stanislas.divittorio@assurland.com
Téléphone : 01 78 09 81 70