Consacrée meilleure interprète aux dernières Victoires de la musique, la virtuose toulousaine assume ici son « Ã©trange pouvoir » (A voix basse) de démesure et de dérision, se métamorphosant tour à tour en Carabosse, jongleuse, dompteuse de tigre, lapin savant…

Un cirque inédit et non moins personnel, où l’on retrouve quelques perles et comptines du passé, comme la romantique Fina Estampa empruntée à la Péruvienne Isabel Chabuca Granda, ou cette farceuse Tyrolienne haineuse piquée à Pierre Dac, joli clin d’oeil au fameux Y a de la haine des Rita Mitsouko.

Rubis ou pacotille, Juliette et ses six « garçons » sertissent et cisèlent en maîtres le grave (sublime Aller sans retour) et le léger (déjanté Casseroles et faussets). De quoi promettre, déjà, de beaux Olympia (3, 4, 5 avril).






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