Janvier 2008 : Le chômage poursuit sa baisse
Selon l’ANPE, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie 1 a diminué de 193 000 personnes l’an dernier. Mois après mois, le chômage poursuit son reflux en France.
Au 31 décembre, on recensait 1897300 personnes inscrites dans la catégorie 1 de l’ANPE, c’est-à -dire les chômeurs cherchant un emploi à temps plein, en contrat à durée indéterminée et n’ayant pas travaillé plus de 78 heuÂres durant le mois écoulé.
Soit 9 800 personnes de moins qu’en novemÂbre, et 194 800 sur l’année (– 9,3 %). Le nombre de chômeurs de catégoÂrie 1 revient ainsi à son niveau du dernier trimestre de 1984.
Selon l’ANPE, les inscriptions au chômage ont diminué de 2,8 % au cours des trois derniers mois, tandis que le nombre d’inscrits de longue durée (plus d’un an) reste stable. C’est aux deux extrémités de la vie professionnelle que le chômage recule le plus. La baisse atteint 20,7 % sur un an pour les plus de 50 ans. Chez les moins de 25 ans, la diminution est de 11,6 %, même si leur taux de chômage reste deux fois supérieur à la moyenne.
Les absences aux contrôles, dues souvent à des reprises d’emplois non déclarées, et les radiations adminisÂtratives ont constitué toutefois près de la moitié des motifs de sortie. Ces statistiques devraient donc contiÂnuer à alimenter la polémique sur la véracité et l’ampleur de la baisse du nombre de chômeurs.
Dès la publication de ces chiffres, mercredi soir, Christine Lagarde, la ministre de l’économie, a salué le « dynamisme confirmé du marché de l’emploi en France », en ajoutant que «les réformes structurelles enÂgagées sur le marché du travail et des produits visent à amplifier cette décrue en 2008» . Le Parlement a ainsi adopté hier la fusion entre l’ANPE et l’Unédic, dont l’objectif est d’assurer un meilleur placement des chômeurs.
La bonne nouvelle est surtout que le chômage diminue alors même que la croissance ralentit. Cette performance s’explique par le flux important de créations d’emplois (+ 348000 en 2007 contre 282000 en 2006, selon l’Insee), mais aussi par la démographie, avec une augÂmentation du nombre de départs à la retraite et moins d’arrivées sur le marché du travail. « En 2000, on comptait 250 000 nouveaux entrants et seulement 70000 l’an dernier», souligne Éric Heyer, économiste à l’OFCE. À croissance économique identique, il faut donc mécaniqueÂment moins de créations d’emplois pour faire baisser le chômage.
Selon l’OFCE, une croissance du PIB de 1,8 % par an suffit désormais à staÂbiliser le nombre de chômeurs. Les prévisions de l’Insee tablent sur une poursuite de la baisse du chômage cette année, mais qui pourrait être moins forte en raison du ralentisseÂment de l’activité économique.
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