Soutenu par une partie du personnel, Daniel Bouton peut désormais s’atteler à la gestion de la crise. Dans une interview qui paraît aujourd’hui dans Paris Match, il répond à ceux qui doutent de la seule responsabilité de Jérôme Kerviel. «Les théories du complot qui circulent, nous accusant parfois d’avoir creusé un trou pour combler un autre trou, me laissent sans voix», explique-t-il.

Alors que les rumeurs d’offre publique d’achat (OPA) s’intensifient, il aurait déclaré, hier, qu’il était prêt à étudier une offre de rachat amicale (une OPA ou une OPE: offre publique d’échange). Il resterait toutefois «sur une position d’indépendance », selon l’administrateur qui a rapporté ses propos à la presse.

Tous les regards se tournent actuellement vers sa rivale BNP Paribas, qui a annoncé hier un profit record de 7,8 milliards d’euros en 2007. Un rapprochement des deux banques éviterait un rachat par une entreprise étrangère. «Si jamais il doit y avoir un adossement financier supplémentaire, il faut que ça puisse se faire dans le cadre de l’intérêt de l’industrie bancaire française», a estimé Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement.






Les 5 derniers articles publiés sur Publiciblog :