Des civils vivent et travaillent dans ces zones. Ils risquent ainsi d’être tués ou mutilés pendant les bombardements. Entre 5 et 30 % des sous-munitions n’explosent pas à l’impact : gisant sur le sol, dans les arbres ou sur le toit des maisons, elles se transforment, de facto, en véritables mines antipersonnel, prêtes à exploser au moindre contact.

Elles font ainsi courir une menace mortelle aux populations civiles en cas de manipulation (lors de travaux agricoles, de déboisement, de reconstruction…).

Pour les victimes, tuées ou mutilées des années parfois après la fin des conflits, il n’y a aucune différence entre une mine antipersonnel et une sous-munition non explosée !

Leur fonctionnement

Les bombes à sous-munitions sont composées d’un conteneur (bombe, obus, missile, roquette) regroupant, selon les modèles, une dizaine à plusieurs centaines de mini-bombes (appelées « sous-munitions »). Elles sont larguées par voie aérienne (missiles cargos...) ou terrestre (obus cargos, roquettes…) : le conteneur s’ouvre en l’air et éjecte les sous-munitions qui explosent, en principe, au contact du sol ou de l’objectif visé.