En 1984, face à la montée de la pauvreté, la première Banque alimentaire française naît sur le modèle des Food Banks nordaméricaines. Soixante-dix-neuf Banques se répartissent aujourd’hui, au sein de la Fédération, sur le territoire national pour « collecter, gérer, partager et aider l’homme, par le don et le partage à se restaurer dans la dignité ».

En 2005, l’équivalent de 143 millions de repas a été distribué par les Banques alimentaires françaises. La Banque finistérienne collecte gratuitement des denrées auprès de l’Union Européenne (produits céréaliers et laitiers), de l’Etat français (les produits carnés, le lait, le poisson et les pommes), de l’industrie agroalimentaire (congelés, réfrigérés et des conserves), de la grande distribution, des producteurs de fruits et de légumes et du grand public à l’occasion des collectes dans les grandes surfaces. La collecte nationale a lieu le dernier week-end de novembre dans toutes les grandes surfaces du Finistère.

« Nous avons besoin de bénévoles pour distribuer les sacs. Et de générosité. L’année dernière, nous avons récolté 220 tonnes en deux jours », énonce l’ancien président, en poste depuis 2001, Claude Bourgeois, qui vient de laisser sa place à Pierre Salou.

Les Banques alimentaires trient, gèrent et stockent ces produits dans leurs entrepôts selon les règles d’hygiène et de sécurité alimentaire les plus strictes. L’entrepôt de Quimper compte 700 m2, celui de l’antenne brestoise, 620 m2. La nouvelle chambre froide, fort bienvenue, a été inaugurée au siège, à Quimper, en octobre dernier. Une acquisition réalisée grâce à l’apport du Conseil général.

La Banque finistérienne possède en outre deux fourgons frigorifiques afin de ne jamais perturber la chaîne du froid. Certains collaborateurs, bénévoles, ont ainsi la qualité de responsables hygiène et sécurité alimentaire.

Ce qui signifie qu’ils ont suivi une formation spécifique et obtenu une certification qui fait d’eux des référents. Ces produits une fois stockés sont distribués aux associations, organismes sociaux de proximité et CCAS.

Toutes les communes du Finistère sont concernées. L’aide alimentaire est pratiquée sous des formes variées : repas, colis, distribution accompagnée dans les épiceries sociales…

« De plus en plus, nous ne nous contentons pas de la distribution», tient à préciser le président Claude Salou, « nous nous préoccupons de réinsertion ».

Les Banques alimentaires, telle celle du Finistère, proposent ainsi, aux différentes associations, des ateliers pédagogiques sur la sécurité alimentaire, sur les principes nutritionnels… en espérant que le message soit transmis aux populations en difficulté.

« Nous cherchons à nous rapprocher du plan national nutrition santé, en ciblant nos approvisionnements. »

Banque alimentaire du Finistère
Quimper : 02 98 53 48 11
bancalim29@wanadoo.fr
www.banquealimentaire.org