La radioactivité dans tous ses états
Pour sa nouvelle exposition sur la radioactivité, le Pavillon des sciences offre une approche à la fois ludique et didactique. Un sujet qui n’intimide guère les plus jeunes, fascinés par Little Boy, la bombe qui ravagea Hiroshima. Little Boy est réinterprété par l’artiste britannique Peter Keene.
Une débauche d’ampoules scintillent, à la fois belles et inquiétantes. « Nous n’imposons pas de point de vue. À chacun de voir », commente Aurélien Taillard, animateur du Pavillon des sciences.
On ne ratera pas la somptueuse robe XXL évoquant ces soirées mondaines où, sous l’effet de ces rayons mystérieux, s’illuminent bijoux, boutons et autres lustres. La radioactivité en est à ses balbutiements. On s’en amuse mais on n’en mesure pas encore les dangers.
Du triomphe de la science à la radioprotection
En 1898, Marie Curie isole le polonium et le radium, deux éléments alors inconnus et très radioactifs. La médecine s’empare du radium et en fait l’outil de la lutte contre le cancer. C’est l’ère de la science triomphante.
Changement de décor dans le fracas des bombes d’Hiroshima et de Nagasaki. L’euphorie cède la place aux peurs. Puis viendra Tchernobyl et une prise de conscience des citoyens des avantages et des risques du nucléaire et de la nécessaire radioprotection. Dans un espace laboratoire, des animateurs scientifiques vérifient les principes fondamentaux de la radioprotection. Et chacun peut ainsi se forger son idée sur le sujet.
Exposition visible jusqu’au 27 avril
Pavillon des sciences.
Montbéliard
www.pavillon-sciences.com
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