L'adoption aujourd'hui en France
Adopter un enfant, c'est avant tout accueillir un enfant déjà né, parfois déjà grand, dans une famille qui devient sa propre famille.
Toute adoption est la rencontre de deux histoires : celle d'un enfant qui n'a pas ou plus de famille, et celle de parents ou futurs parents qui souhaitent profondément accueillir pour toute leur vie des enfants, pour leur donner l'affection qui leur est nécessaire pour grandir et s'épanouir comme adultes. Dans le rapprochement de ces deux attentes, l'adoption a pour objectif premier de répondre aux besoins de l'enfant en lui donnant des parents.
L'adoption concerne différentes situations. Il peut s’agir d'un enfant orphelin adopté dans sa famille, ou d’un enfant délaissé par ses parents qu’une autre famille fait sien.Vous envisagez d'adopter un enfant pupille de l'État ou un enfant étranger : vous trouverez dans ce guide une présentation de la situation de l'adoption dans notre pays, ainsi que l'indication des démarches à effectuer et des procédures à suivre.
Institution juridique, l'adoption est une forme de filiation établie par jugement. Elle fait partie de toute une gamme de mesures de protection de l'enfance. Prévue et organisée pour répondre au besoin d'un enfant définitivement privé de famille, soit parce que celle-ci a disparu, soit parce qu'elle n'est pas en mesure de l'élever et l'a confié pour qu'il soit intégré dans une autre famille,l'adoption a beaucoup évolué dans notre pays. Aujourd'hui, sur les cinq mille enfants adoptés chaque année, les quatre cinquièmes sont nés dans un pays étranger ; les enfants pupilles de l'État sont de moins en moins nombreux.
Quel que soit leur lieu de naissance, en France ou à l'étranger, les enfants adoptés doivent bénéficier d'une protection et de garanties identiques à celles des enfants nés dans le foyer, définies en droit. Ce droit est désormais fondé sur des principes que, devant l'essor de l'adoption au niveau mondial, la communauté internationale a reconnus et inscrits dans des textes conventionnels auxquels la France souscrit.
La Convention internationale des droits de l'enfant du 10 novembre 1989 a consacré le principe du caractère subsidiaire de l'adoption internationale par rapport aux projets d'accueil ou d'adoption qui sont organisés dans le pays d'origine de l'enfant. Cela signifie que la décision d'une adoption internationale ne doit intervenir qu'une fois constatée l'impossibilité de trouver une solution de vie satisfaisante pour l'enfant dans son pays d'origine.
La Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale fixe des dispositions en matière d'adoption d'enfants étrangers pour les pays qui en sont cosignataires. Ce texte définit notamment le cadre de la coopération entre État d'origine et État d'accueil des enfants adoptés.
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