Les limites nutritionnelles du lait de vache sont sa pauvreté en fer (très difficile à compenser, particulièrement avant 1 an, par les aliments non lactés ou une prescription médicamenteuse), en acides gras essentiels et en vitamine C, et sa teneur excessive en protéines et en sodium.

Des laitages ou des préparations culinaires à base de lait de vache «nature » peuvent être proposés avant un an, à condition que le nourrisson reçoive par ailleurs au moins 500 ml par jour d’un « lait » infantile enrichi en fer («préparation pour nourrissons » ou «préparation de suite»).

Si, pour des questions de coût, les parents donnent quand même du lait de vache:

  • L’emploi du lait demi-écrémé (contenant deux fois moins de MG) n’est pas justifié chez l’enfant en bas âge. Il vaut mieux donner du lait entier avant 3 ans.
  • Le lait de vache étant un produit biologique fragile, facilement contaminé par des bactéries, on doit toujours utiliser, pour l’enfant de moins de trois ans, un lait pasteurisé ou stérilisé.

Les laits d’autres animaux (brebis, chèvre, jument, ânesse...) sont parfois conseillés aux parents. Leur composition ne correspond pas aux besoins nutritionnels des enfants. Ils ne peuvent être aujourd’hui proposés en France (même si on n’est pas à l’abri des publicités trompeuses) comme des produits alimentaires spécifiquement destinés aux jeunes enfants

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