Le cancer de la prostate
Le cancer de la prostate est un cancer fréquent (40 000 nouveaux cas par an en France en l’an 2000) ; il est responsable de 10 000 décès annuels.
Ce cancer touche essentiellement l’homme mûr ; il est en effet rare avant 50 ans, puis sa fréquence augmente avec l’âge du patient.
À 75 ans, il représente le cancer le plus fréquent chez l’homme.
C’est notamment l’allongement de l’espérance de vie des hommes qui explique l’augmentation progressive (estimée à 5,33 % par an) de l’incidence du cancer de la prostate.
Ce à quoi sert la prostate
La prostate est une glande située à la sortie de la vessie. Anatomiquement, elle se situe juste en avant du rectum, si bien qu’au cours d’un toucher rectal, le médecin peut en apprécier le volume et la consistance.
Le canal qui prolonge la sortie de la vessie et s’étend jusqu’à l’extrémité du pénis, et qui permet l’évacuation de l’urine, s’appelle l'urètre ; celui-ci traverse donc la prostate. Autrement dit, la prostate entoure l’origine de l’urètre comme un manchon.
La fonction essentielle de la prostate est de sécréter une composante du liquide spermatique qui, avec les spermatozoïdes fabriqués dans les testicules, constitue le sperme ; c’est la contraction de la prostate qui permet l’éjaculation.
La prostate est sous la dépendance de l’hormone masculine appelée testostérone
Les tumeurs bénignes de la prostate
La prostate, comme tout organe, peut être le siège d'un développement tumoral. Ces tumeurs ne sont pas forcément malignes.
La plus fréquente est une tumeur bénigne, l’adénome, qui correspond à une augmentation de taille du centre de la prostate (les médecins parlent alors d’hypertrophie bénigne de la prostate). L’adénome de la prostate est très fréquent. Après l’âge de 50 ans, près de la moitié des hommes en sont atteints.
L’adénome n'entraîne pas forcément de troubles urinaires. Il peut cependant être décelé par le médecin, en particulier lors du toucher rectal.
L’adénome peut entraîner des troubles urinaires, en particulier lorsqu’il est volumineux.
Les troubles sont facilement expliqués par les notions anatomiques exposées plus haut.
Comme la prostate entoure l'urètre, une tumeur prostatique peut le comprimer, gênant l'évacuation de l’urine qui se fait plus difficilement (jet de moindre puissance) et incomplètement (résidu post-mictionnel). Tardivement, une rétention chronique d’urines peut altérer la fonction des reins et aboutir à une insuffisance rénale.
La présence d’une tumeur prostatique provoque également des envies plus fréquentes (besoin de se lever une ou plusieurs fois la nuit), ou de fausses envies d'uriner, tant la nuit que le jour. Le traitement de l’adénome prostatique peut dans un premier temps relever d’un simple traitement médicamenteux, mais le recours à la chirurgie est souvent nécessaire au bout d’un certain temps. La résection prostatique (la résection consiste à disséquer et à retirer un fragment plus ou moins important d’un organe, voire l’organe entier) se fait le plus souvent par les voies naturelles, au cours d’une endoscopie
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