Le développement de la couverture vaccinale qui apparaît inférieure en PACA à celle d’autres régions est inscrit dans le Plan Régional de Santé Publique comme programme prioritaire. C’est pourquoi le Groupement Régional de Santé Publique de Provence Alpes Côte d’Azur, associé à l’INPES sous l’égide de la Direction Générale de la Santé et du Comité Technique des Vaccinations, a décidé de s’associer à cette initiative.

Dans le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence, territoires sous-vaccinants, une campagne de promotion radiophonique va être diffusée en direction du grand public sur différentes stations FM. En parallèle, une action de sensibilisation à destination des médecins généralistes et des pédiatres sera conduite avec la collaboration de l’URML Paca. L’objectif de cette campagne régionale : se préoccuper de son statut vaccinal et en parler avec son médecin traitant.

En effet, dans la lutte contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, la couverture vaccinale est trop faible en PACA pour espérer voir disparaître ces trois maladies virales. Un certain nombre d’adolescents et de jeunes adultes ne sont pas immunisés, ce qui entraîne un risque de survenue d’épidémies de rougeole comme cela a été le cas en 2003 en PACA. La première dose de ROR doit maintenant être proposée à l’âge de 1 an. La deuxième dose a été avancée et doit être réalisée dans la deuxième année, entre 13 et 24 mois (respect d’un délai d’au moins un mois entre les deux doses).

Les dernières données épidémiologiques sur la coqueluche confirment que ce sont les très jeunes nourrissons qui sont contaminés par les adolescents et les jeunes adultes (leurs parents le plus souvent). Un rappel entre 11 et 13 ans est recommandé, pratiqué en même temps que le troisième rappel DTP. Chez les adultes susceptibles de devenir parents dans les mois ou les années à venir, il est également recommandé de vacciner contre la coqueluche, en même temps que le quatrième rappel DTP (valence diphtérique faiblement dosée).

Les méningites à Hémophilus influenzae b et les autres infections invasives (septicémies, arthrites, péricardites, épiglottites, pneumonies, bactérièmies, etc…), ont quasiment disparu grâce à la primovaccination. Les infections invasives à pneumocoque pourraient connaître la même évolution si la couverture vaccinale suivait. Tout retard à vacciner un nourrisson dès l’âge de deux mois retarde sa protection contre ces deux germes qui sévissent dès les premiers mois de vie. Un encombrement rhinopharyngé ou un fébricule ne devraient plus être invoqués pour justifier de tels retards vaccinaux.

Informations complémentaires sur cette opération sur :

www.briques-sante.org/paca/portail/

CONTACTS
Laurent LEGROUX
Chargé de Communication
GRSP PACA
5 boulevard Vincent-Delpuech BP 40063
13441 MARSEILLE CEDEX 06
Tel : 04.91.29.69.07.


Diffusez vous aussi votre communiqué de presse sur Publiciblog