Quand j’étais petit, on m’a demandé un certain nombre de fois ce que je voulais faire quand je serais grand. J’ai toujours pensé qu’il y avait du temps avant de me décider entre pompier, médecin ou chanteur de rock. Me voilà dans l’informatique au Luxembourg : j’ai sans doute hésité un peu trop longtemps.

Pourtant je ne me rappelle pas un moment précis où quelque chose aurait basculé : j’ai toujours eu l’impression de m’être laissé porter par les eaux tièdes de la réussite et de la conformité sociale. Peut-être un petit coup de pagaie de temps en temps pour réussi à me hisser vers un diplôme reconnu comme méritoire, et avoir l’air un minimum intéressé lors des entretiens d’embauche.

Quoi qu’il en soit, en 2000, je suis arrivé ici pour travailler. Ce petit pays a l’avantage de ne pas laisser d’autre choix. Son absence relative d’attrait gastronomique, culturel ou historique laisse peu de chance au tourisme. Son climat détestable et constant dans la médiocrité achève de dissuader toute velléité d’oisiveté.

Depuis un an, en plus d’y travailler, et même d’y vivre, c’est aussi depuis ici que je tiens ce blog, sur un sujet a priori peu porteur, mais après tout, Flaubert a bien fait un chef d’œuvre à partir d’une femme qui n’avait rien à faire dans un coin perdu de Normandie.

Plus d'infos sur http://chroniques-du-luxembourg.blogspot.com


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