Dernier rail pour le TGV est européen
Le dernier rail du TGV Est a été posé le 20 septembre. Dominique de Villepin était présent, à Chauconin-Neufmontiers, pour l’achèvement de la ligne. Dans son discours, il a notamment souhaité que le ferroviaire devienne un facteur d’ouverture sur l’Europe, d’amélioration du pouvoir d’achat des Français et de lutte contre le réchauffement climatique.
1 500 kilomètres de voies à grande vitesse, 100 millions de voyageurs par an, le TGV fête cette année ses 25 ans. Et en juin 2007, la ligne est-européenne construite par Réseau ferré de France sera officiellement inaugurée, mettant Strasbourg à 2h20 de Paris. Une ouverture qui implique parfois la disparition des trains "Corail" et qui sera compensée par de "nouveaux services avec l’aide de l’Etat", a précisé le Premier ministre dans son discours.
Désenclavement, ouverture sur l’Europe
Pour le Premier ministre, le TGV a d’abord servi à réduire les inégalités entre territoires. Un désenclavement qui figure aussi sur l’agenda du "plan de renouvellement" du réseau ferroviaire classique. Doté d’un budget de 1,8 milliard d’euros, il doit s’achever en 2010. Mais les nouvelles infrastructures de transport doivent aussi effacer les frontières. En s’ouvrant "à la fois sur le Nord, le Sud et l’Est, nous faisons de l’Europe une réalité concrète pour nos concitoyens", a estimé Dominique de Villepin.
Le TGV est aussi "le résultat de notre maîtrise des technologies de pointe", a ajouté le Chef du Gouvernement. Un savoir-faire développé au sein des pôles de compétitivité et de grands projets d’infrastructure. Le pôle i-Trans du Nord-Pas-de-Calais possède une vocation mondiale à l’innovation dans le transport ferroviaire et, avec les recettes des privatisations, de nouveaux projets de lignes à grande vitesse ont pu être lancés (TGV Rhin-Rhône et ligne Perpignan-Figueiras, Charles-de-Gaulle Express et, bientôt, le TGV Sud Europe Atlantique).
Une réponse au prix du pétrole et au changement climatique
A l’heure où l’équipe gouvernementale insiste sur l’amélioration du pouvoir d’achat des Français, le réseau à grande vitesse constitue, en outre, une réponse à la hausse des prix de l’essence, mais aussi une charge que le Premier ministre souhaite rendre moins lourde avec le chèque transports.
La politique des Transports doit par ailleurs "intégrer notre objectif de réduction des gaz à effet de serre et de protection de l’environnement", a insisté Dominique de Villepin. L’investissement ferroviaire en lui-même signifie une croissance plus économe en énergie et respectueuse de l’environnement puisque "choisir de prendre le TGV plutôt que la voiture ou l’avion, c’est diviser par 50 en moyenne les émissions de gaz à effet de serre". Pour inverser la tendance de la route à gagner des parts de marché, le Gouvernement veut soutenir la SNCF et redresser son activité de fret. Les priorités de l’Etat en la matière sont un apport de 800 millions d’euros et le développement d’alternatives à la route : autoroutes ferroviaires Luxembourg-Espagne, autoroute de la mer en Atlantique et une gare de fret TGV à Roissy.
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