Et si la répétition, loin d’être un « Ã©ternel retour » était une forme de langage…

Elle est une des composantes fondamentales de l’existence. Elle a à la fois une fonction reproductive et une fonction représentative dont le Pop Art s’est largement nourri. Elle est aussi ce qui permet à l’artiste de se dessaisir de lui même pour investir une nouvelle relation à l’art. Elle peut être le moteur d’une quête : répéter pour approfondir, se dégager de la forme et aller ainsi vers l’essentiel.

Trop souvent les psychiatres de la première moitié du 20ème siècle ont associé certains styles développés par des « patients artistes » à des éléments pathologiques évoquant les résistances, les tentatives d’atténuation de l’angoisse et surtout les stéréotypies. Ces regards-là étaient réducteurs et s’attachaient plus à la psychopathologie qu’au langage plastique.

Le parcours que cette prochaine exposition propose, a pour but de montrer comment de la répétition peuvent naître la création, l’invention et une nouvelle liberté d’expression. Chacune des séries présentées met l’accent sur un versant différent de ce processus de répétition. Il est parfois délibéré, il est souvent un tâtonnement, une recherche, il a toujours un sens.

Seront présentées une sélection d’œuvres de la collection Sainte-Anne mais aussi les Å“uvres de trois artistes dont le travail de création a constitué une issue remarquable à leur maladie ou à leur malaise : Isabelle Le Gouic, Caroline Macdonald et Gabriel Watmann.

Musée Singer Polignac, 1 rue Cabanis, 75014 Paris.
Tel : 01 45 89 21 51
cee@ch-sainte-anne.fr


Diffusez vous aussi votre communiqué de presse sur Publiciblog





Les 5 derniers articles publiés sur Publiciblog :