Les autorités françaises ont mis en place un dispositif de rapatriement : dès le 17 juillet au soir, les Français qui le souhaitaient ont pu prendre place à bord d’un ferry spécialement affrété et doté d’une capacité de 1 000 places. Le ferry effectuera plusieurs rotations au cours des prochains jours, entre Beyrouth et Chypre. Des moyens militaires seront acheminés vers l’île de Chypre et, heure par heure, le Gouvernement évalue la situation afin d’adapter son dispositif.

Sur son site, le ministère des Affaires étrangères annonce la mise en place un numéro vert, le 0 800 174 174, destiné aux personnes ayant des proches de nationalité française présents au Liban. Le Quai d’Orsay diffuse depuis le 13 juillet des conseils aux ressortissants français présents en territoire libanais, ainsi que les réactions des autorités françaises suite aux récents évènements.

Sur le plan humanitaire, une réunion de crise à Matignon tenue le 17 juillet a été l’occasion de juger des moyens pouvant être mis en place au bénéfice de la population libanaise. Le 15 juillet, lors d’un entretien téléphonique, le Premier ministre libanais Fouad Siniora avait fait part à Dominique de Villepin de sa vive préoccupation devant la situation humanitaire de son pays. En réponse, ce dernier a appelé à une "trêve humanitaire".

Restaurer l’autorité de l’Etat libanais

Par ailleurs, dans une déclaration prononcée à Beyrouth, le Premier ministre a demandé à M. Siniora de se conformer à la résolution 1559 des Nations Unies "pour parvenir à restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire". Parallèlement, Dominique de Villepin a estimé qu’"Israël a le droit de se défendre, mais il doit prendre en considération les conséquences stratégiques et humanitaires de ses actes". Les autorités israéliennes doivent "faire preuve de la plus grande retenue et veiller à ne pas conduire d’actions qui porteraient atteinte à l’intégrité du Liban, à la sécurité des populations civiles et à la stabilité du gouvernement libanais".

Dominique de Villepin a également envisagé la possibilité d’une force internationale d’interposition au Liban : "la France a proposé une mission de surveillance qui pourrait se déployer et concourir à aider le gouvernement libanais dans sa tâche de restauration de l’autorité sur l’ensemble du territoire et de la même façon apporter des garanties de sécurité dans le pays", a-t-il précisé.

Pour le Gouvernement français, un retour à la normale signifierait trois choses :

  • Le retour sains et saufs des soldats israéliens enlevés.
  • L’arrêt des tirs de roquettes en direction d’Israël
  • L’arrêt des opérations militaires israéliennes.

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